AlorsfautÂil en conclure que l'Ătat est un mal en tant qu'il nous empĂȘche d'ĂȘtre libre, mais qu'il est un mal nĂ©cessaire, dont nous ne saurions nous dispenser si nous
citation1 L' Etat, c' est le mal, mais un mal historiquement nécessaire, aussi nécessaire dans le passé que le sera tÎt ou tard son extinction complÚte. La Liberté de Mikhaïl
ProblĂ©matique6 LâĂtat doit-il obĂ©ir Ă la morale ? f soutenue encore par la majestĂ© du pouvoir souverain. L a Il nâest pas bien nĂ©cessaire quâun prince les [bonnes qualitĂ©s] possĂšde toutes, mais il lâest nĂ©cessaire quâil paraisse les avoir. Jâose mĂȘme dire que sâil les avait effectivement, et sâil les mon-
letat est un mal necessaire citation Blog; About; Tours; Contact
De facto, nous condamnons », a-t-il lancĂ©. Dans un second temps, lâAMIRE a saluĂ© la prise du pouvoir par le MPSR. « CâĂ©tait un mal nĂ©cessaire, au vu de lâimpopularitĂ© grandissante du rĂ©gime passĂ©, au vu de lâincapacitĂ© pratique du rĂ©gime Ă faire face au terrorisme », a indiquĂ© le prĂ©sident de lâassociation.
gBycw. Sur quels sujets traitant de l'Etat ĂȘtes-vous susceptibles de tomber lors de votre examen de philosophie ? Par Olivier RĂ©digĂ© le 12 juillet 2010 1 minute de lecture Chapitres Dissertation Autre La plateforme qui connecte profs particuliers et Ă©lĂšves Vous avez aimĂ© cet article ? Notez-le ! Olivier Professeur en lycĂ©e et classe prĂ©pa, je vous livre ici quelques conseils utiles Ă travers mes cours ! 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LâĂtat est-il un mal nĂ©cessaire ?", un vaste sujet qui sera le thĂšme du prochain atelier-philo animĂ© par Alban Collin. Dans chaque atelier organisĂ© par Ballade philosophique, Alban Collin permet aux participants d'engager un dialogue ouvert sur le sujet du jour. Cette semaine, c'est le rĂŽle de l'Ătat qui sera examinĂ© Ă la loupe. Chacun aimerait faire ce qui lui plaĂźt quand il en a envie mais, la plupart du temps il se heurte Ă la loi qui rĂ©glemente, interdit et parfois punit. En prenant la peine d'y rĂ©flĂ©chir, chacun peut Ă©galement admettre que l'obĂ©issance aux lois est une nĂ©cessitĂ© pour Ă©viter l'anarchie qui ne manquerait pas de s'installer si les uns et les autres suivaient leurs propres impulsions. L'Ătat, bien compris, est-il un bien nĂ©cessaire, dans la mesure oĂč il permet aux hommes de vivre en libertĂ© et de se conduire d'une maniĂšre digne de l'humanitĂ© ? Ă la Maison du Temps Libre, mercredi 18 janvier de 20 h Ă 21 h 30. Participation, autour dâune boisson chaude, 3 âŹ. Renseignements au 06 08 84 16 99.
La presse indĂ©pendante, un mal nĂ©cessaire !Ce mois de mars la nouvelle de la fermeture du quotidien Akhbar Al Youm est passĂ©e presque inaperçue. Pourtant, câest un autre symbole de la libertĂ© dâexpression qui sâest Ă©teint. Ce quotidien dont le fondateur est emprisonnĂ© depuis fĂ©vrier 2018 a rĂ©sistĂ© autant quâil pouvait, basculant entre espoir et persĂ©vĂ©rance, et câest la Covid qui a eu le dernier mot. Il faut dire que depuis 12 mois la presse professionnelle est sous perfusion. Avec le confinement, les kiosques sont pour la plupart fermĂ©s et pour aggraver les choses une baisse des recettes publicitaires de lâordre de 60% a rendu lâĂ©quation Ă©conomique des media trĂšs peu viable. Fort heureusement, lâEtat est venu en sapeur-pompier. Il a accru son budget de subvention et a dĂ©cidĂ© de payer directement les salaires des journalistes, et ce depuis le mois de juillet 2020. Une situation confortable certes en ces temps de profonde crise, mais qui suscite bien des interrogations sur lâindĂ©pendance de la presse et son avenir au-delĂ de cette subvention exceptionnelle ⊠Dans ce contexte pandĂ©mique, plus de la moitiĂ© des Ă©diteurs de journaux ont mis fin Ă lâimpression de leurs titres se contentant de versions Ă©lectroniques qui se fondent dans le dĂ©bat des rĂ©seaux sociaux. Chemin faisant, ils ont compliquĂ© la situation des imprimeries et de la sociĂ©tĂ© de distribution. Cette descente aux enfers de la presse ne date pas de la Covid, elle a dĂ©butĂ© en 2011. Ses soubassements sont certes Ă©conomiques, mais ils sont aussi politiques. Dans le monde entier, la Covid a fortement impactĂ© la libertĂ© dâexpression. Elle a rendu le quotidien des mĂ©tiers de la presse compliquĂ©, et les gouvernements en ont profitĂ© pour faire main basse sur lâinformation, notamment en diffusant de la propagande officielle et des infox. Contrairement Ă bon nombre de pays comparables, le Maroc est engagĂ© dans un projet dĂ©mocratique qui fait la crĂ©dibilitĂ© de sa vision. Cette profonde crise de la presse remet sur la table le dĂ©bat sur le rĂŽle des media indĂ©pendants dans la construction dâun Etat de droit. AprĂšs avoir mis sous perfusion la presse indĂ©pendante pendant neuf mois, lâEtat compte stopper sa subvention ce mois dâavril 2021 avec toutes les consĂ©quences possibles. Il est alors opportun de se demander comment la presse fera pour survivre dans les mois et annĂ©es Ă venir. Et surtout quel est le modĂšle Ă©conomique de ce quatriĂšme pouvoir. Quâon lâaime ou pas, la presse indĂ©pendante reste un anticorps nĂ©cessaire Ă la vie et Ă lâavenir de notre pays. Cela, lâEtat et les grandes institutions soucieuses des Ă©quilibres du systĂšme doivent le comprendre. Il y a quelques annĂ©es, les cercles proches du pouvoir se sont fait lâĂ©cho dâun dĂ©bat passionnĂ© sur le rĂŽle de la presse indĂ©pendante dans la construction dâun Etat dĂ©mocratique. Ce dĂ©bat avait opposĂ© deux mouvances. Ceux qui dĂ©fendent mordicus une presse aux commandes» et lâimportance de garder toutes les voix alignĂ©es sur le mĂȘme astre ⊠Fort heureusement il y avait aussi ceux qui voyaient dans la presse indĂ©pendante un mal nĂ©cessaire, un quatriĂšme pouvoir essentiel malgrĂ© les multiples dĂ©rapages qui font partie de la pratique dĂ©mocratique ⊠Au-delĂ du geste bienveillant de payer les salaires des professionnels de la presse, les mois Ă venir nous diront quelles sont les vraies intentions du pouvoir Ă lâĂ©gard de cette profession. A lâEtat donc de clarifier sa position une bonne fois pour toutes. Il nâest pas question de subventionner Ă©ternellement les salaires de la profession, car cela risquerait de crĂ©er une situation Ă lâopposĂ© de lâobjectif recherchĂ©. Il est question de lui donner les moyens de son dĂ©veloppement en toute indĂ©pendance. Si lâEtat tient Ă ce pouvoir comme le prĂ©voit dâailleurs la Constitution de 2011, il faut mettre en place le cadre juridique et fiscal adĂ©quat Ă mĂȘme dâassurer sa durabilitĂ©.
Texte de Rousseau Ce quâil y a de plus nĂ©cessaire, et peut-ĂȘtre de plus difficile dans le gouvernement, câest une intĂ©gritĂ© sĂ©vĂšre Ă rendre justice Ă tous, et surtout Ă protĂ©ger le pauvre contre la tyrannie du riche. Le plus grand mal est dĂ©jĂ fait, quand on a des pauvres Ă dĂ©fendre et des riches Ă contenir. Câest sur la mĂ©diocritĂ© seule que sâexerce toute la force des lois ; elles sont Ă©galement impuissantes contre les trĂ©sors du riche et contre la misĂšre du pauvre ; le premier les Ă©lude, le second leur Ă©chappe ; lâun brise la toile, et lâautre passe au travers. Câest donc une des plus importantes affaires du gouvernement, de prĂ©venir lâextrĂȘme inĂ©galitĂ© des fortunes, non en enlevant les trĂ©sors Ă leurs possesseurs, mais en ĂŽtant Ă tous les moyens dâen accumuler, ni en bĂątissant des hĂŽpitaux pour les pauvres, mais en garantissant les citoyens de le devenir. Les hommes inĂ©galement distribuĂ©s sur le territoire, et entassĂ©s dans un lieu tandis que les autres se dĂ©peuplent ; les arts dâagrĂ©ment et de pure industrie favorisĂ©s aux dĂ©pens des mĂ©tiers utiles et pĂ©nibles ; lâagriculture sacrifiĂ©e au commerce ; le publicain rendu nĂ©cessaire par la mauvaise administration des deniers de lâĂtat ; enfin la vĂ©nalitĂ© poussĂ©e Ă tel excĂšs, que la considĂ©ration se compte avec les pistoles, et que les vertus mĂȘmes se vendent Ă prix dâargent ; telles sont les causes les plus sensibles de lâopulence et de la misĂšre, de lâintĂ©rĂȘt particulier substituĂ© Ă lâintĂ©rĂȘt public, de la haine mutuelle des citoyens, de leur indiffĂ©rence pour la cause commune, de la corruption du peuple, et de lâaffaiblissement de tous les ressorts du gouvernement » Rousseau, Discours sur lâĂconomie politique, 1755 Analyse du texte avec en italique les Ă©lĂ©ments critiques avec en surlignĂ© bleu les 4 Ă©lĂ©ments dâune introduction dâexplication de texte ; ces parenthĂšses ne doivent bien sĂ»r ne pas apparaĂźtre dans une introduction Si les hommes ont acceptĂ© de se soumettre Ă lâĂtat, câest parce quâil y avait avantage soit la protection, soit la libertĂ©. Le rĂŽle de lâĂtat est de faire en sorte que les libertĂ©s puissent coexister et que lâinĂ©galitĂ© naturelle des hommes sont compensĂ©e par une Ă©galitĂ© en droits et devant la loi. Pour certains penseurs libĂ©raux, lâĂtat doit sâarrĂȘter lĂ , nâassurer que lâordre et la justice, mais pour dâautres penseurs politiques, comme Marx , une Ă©galitĂ© formelle, en droits, nâest quâune façade sâil nây a pas Ă©galitĂ© matĂ©rielle, dâoĂč sa politique Ă©conomique dâabolition de la propriĂ©tĂ© privĂ©e. Aussi on peut se demander quelles doivent ĂȘtre les fonctions de lâĂtat et jusquâoĂč il se doit de corriger les inĂ©galitĂ©s? Câest le problĂšme dont traite ce texte Rousseau, dans cet extrait du Discours de lâĂ©conomie politique de 1755, objet de notre explication, soutient que lâĂtat ne doit pas se contenter de veiller Ă lâĂ©galitĂ© des droits et devant la loi, il doit aussi se prĂ©occuper des inĂ©galitĂ©s socio-Ă©conomiques. Câest la rĂ©ponse de lâauteur sur cette question Câest sur cette thĂšse que sâouvre aux lignes 1 et 2 sa rĂ©flexion, thĂšse justifiĂ©e par le lien Ă©troit entre Ă©galitĂ© en droits et Ă©galitĂ© de fait, soulignĂ© aux lignes 2 Ă 4. Excluant un certain type de politique aux lignes 4 Ă 7, il va proposer des mesures Ă la fois Ă©conomiques, politiques et morales pour prĂ©venir ses inĂ©galitĂ©s menaçant les droits et devoirs de chacun. Câest le plan du texte qui sera le plan de lâexplication du texte Tout en explicitant sa position, nous pourrons nous demander si elle est justifiĂ©e et suffisante. ce sera lâaxe critique de lâexplication â Lâextrait sâouvre donc aux lignes 1 et 2 sur une dĂ©finition des missions de lâĂtat. Elles ont prĂ©sentĂ© comme difficiles Ă remplir et comme ce quâil y a de plus nĂ©cessaire ». Le nĂ©cessaire, câest ce qui ne peut pas ne pas ĂȘtre , ce qui sâoppose au contingent. On peut donc penser que pour Rousseau quâelles dĂ©coulent de la nature mĂȘme de lâĂtat. Câest ce quâon comprend bien pour la premiĂšre des missions. Si les hommes ont acceptĂ© de se soumettre Ă lâautoritĂ© de lâĂtat , câest parce quâil le jugeait nĂ©cessaire, pour mettre un terme aux rapports de force fondĂ©s sur lâinĂ©galitĂ© câĂ©tait lâhypothĂšse de Hobbes ou pour que chacun soit protĂ©gĂ© par la force commune ce sera lâhypothĂšse de Rousseau en 1762 dans son Contrat. Dans les deux cas, il faut quâil y ait Ă©galitĂ© devant la loi, pour que personne ne soit lĂ©sĂ© et chacun Ă©galement protĂ©gĂ©. Par contre concernant la seconde mission, protĂ©ger le pauvre contre la tyrannie du riche », on peut penser que cette mission nâest pas directement Ă la charge de lâĂtat. Si le riche est Ă©gal devant la loi et en droits avec le pauvre, alors la lâĂ©galitĂ© et par lĂ la justice associĂ©e naturellement au droit et Ă lâĂ©galitĂ© rĂšgne. LâĂ©galitĂ© devant la loi prĂ©vient, justement de cette tyrannie » du riche. Un tyran est celui qui exerce de maniĂšre abusive son pouvoir et qui surtout est au dessus des lois quâil impose aux autres. Sous un Ătat juste, il nây a pas de tyran, tout le monde obĂ©it Ă la loi et personne nâest au-dessus des lois. Donc corriger lâinĂ©galitĂ© Ă©conomique ne semble pas nĂ©cessaire, lâĂ©galitĂ© devant la loi annule en quelque sorte le jeu des forces entre le fort et le faible. On peut cependant noter que sur ce point Marx sera au XIXĂšme siĂšcle moins affirmatif, les dominants Ă©conomiquement Ă©tant aussi ceux qui dĂ©tiennent le pouvoir et la justice nâest alors que la dĂ©fense de leur intĂ©rĂȘt Ă©rigĂ© en intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral. Mais mĂȘme si Rousseau ne va pas jusquâĂ cette analyse marxiste, il souligne que la seconde mission est tout aussi nĂ©cessaire que la premiĂšre et mĂȘme que la premiĂšre ne peut ĂȘtre remplie sans la seconde. â En effet, aux lignes 2 Ă 4, il explicite cette tyrannie. Quand il y a inĂ©galitĂ©, câest seulement sur la mĂ©diocritĂ© » que les lois ont force de lois. La mĂ©diocritĂ©, câest ici lâĂ©tat de ce qui se situe dans la moyenne, câest lâĂ©tat de fortune moyen. Cette classe moyenne, dirait-on aujourdâhui, nâĂ©chappe pas aux lois, par contre les classes riches et pauvres y Ă©chappent. Les riches avec leur trĂ©sor » ,ils sont capables de passer au travers des filets de la loi brise la toile » soit parce quâils peuvent sâautoriser Ă la transgresser en payant les amendes si nĂ©cessaires ou Ă les Ă©viter en achetant des passe-droits, en trouvant bien conseillĂ©s des vides juridiques ou des moyens de la contourner ou dâattĂ©nuer son effet. Les pauvres eux, vivants en marge de la sociĂ©tĂ© , sans logis, sans biens, sont difficiles Ă contrĂŽler, arrĂȘter ou il est difficile de leur donner ce que la loi leur octroie. Donc les uns et les autres Ă©chappent aux lois, ce qui crĂ©e une inĂ©galitĂ© devant la loi vis-Ă -vis des autres citoyens et entre eux. Donc sâil y a inĂ©galitĂ©s socio-Ă©conomiques; lâĂtat ne peut rendre justice Ă tous et il revient donc Ă lâĂtat de prendre en main ses inĂ©galitĂ©s et dâĂ©laborer une politique en ce sens. Mais laquelle? â Rousseau exclut aux lignes 4 Ă 7 , 2 types de mesures qui se recoupent et qui pourraient se rĂ©sumer ainsi prendre aux riches pour donner aux pauvres, ce que soutiennent certaines politiques modernes dâinspiration communiste ou anti-capitaliste. Pour Rousseau, câest exclu. En ce qui concerne les pauvres, câest parce quâil rejette lâidĂ©e dâun simple assistanat pansant les plaies Ă lâhĂŽpital ou Ă lâhospice qui accueillait malades et pauvres de la misĂšre, sans la corriger pour autant. Il semble plutĂŽt en appeler Ă une politique prĂ©ventive qui empĂȘchent les inĂ©galitĂ©s de naĂźtre ou de se creuser, dâoĂč le refus de lâaccumulation de richesse, si sâenrichir nâest pas empĂȘchĂ©. En ce qui concerne les riches, on peut imaginer diffĂ©rentes raisons Ă son refus de les dĂ©possĂ©der respect de la libertĂ© dâentreprendre et de sâenrichir, principe dâĂ©galitĂ© on ne peut dĂ©savantager les uns au dĂ©triment des autres, influence de la thĂ©orie de la main invisible dâAdam Smith selon laquelle lâenrichissement des riches bien quâĂ©goĂŻste travaille malgrĂ© eux Ă hausser le niveau, lâidĂ©e que la richesse peut ĂȘtre le fruit lĂ©gitime du travail, etcâŠEn tout cas, lâĂtat ne se doit pas pour autant de se retirer de lâĂ©conomie et de laisser ses lois rĂ©tablir lâĂ©quilibre, il doit intervenir mais pas Ă la maniĂšre dâun Ătat providence, comme il est apparu dans la pĂ©riode moderne. â Aux lignes 7 Ă 12 en exposant les causes de ces inĂ©galitĂ©s, Rousseau indique implicitement la politique qui lui semblerait adĂ©quate. Il sâagit dâune vĂ©ritable politique gĂ©nĂ©rale, touchant aussi bien au plan de lâorganisation du territoire pour Ă©viter la surpopulation et lâexode et donc la raretĂ© du travail ou la non-exploitation de certaines richesse, quâau plan politique avec une meilleure gestion de lâargent publique et Ă©viter les prĂ©lĂšvements le publicain Ă©tant celui qui relĂšve lâimpĂŽt, quâau plan de la politique Ă©conomique en veillant Ă lâĂ©quilibre entre les diffĂ©rents secteurs primaire agriculture et artisanat et secondaire industrie et en contrĂŽlant le commerce et mĂȘme au plan des mĆurs, que lâargent et les arts dâagrĂ©ment pervertissent en dĂ©tournant de la vertu. On retrouve ici une idĂ©e dĂ©jĂ prĂ©sente chez Aristote du danger de la volontĂ© dâaccumuler lâargent pour lâargent, qui dâun moyen de lâĂ©change, en devient le but; ou chez Saint-Thomas dâAquin qui voit dans lâĂ©pargne un mauvais mĂ©susage de lâargent. Quant Ă la dissolution des mĆurs par les arts, Rousseau y a consacrĂ© un discours en 1750 pour dĂ©noncer leur effets amollissants et pervers. LâĂ©tat se doit donc de faire en sorte que les inĂ©galitĂ©s nâapparaissent pas ou sont rĂ©duites et que le profit ne soit pas le seul moteur de la sociĂ©tĂ© quâil administre. Les derniĂšres lignes du texte souligne Ă quel point il est nĂ©cessaire aussi bien quâen un sens un devoir de lâĂtat que dâavoir cette politique gĂ©nĂ©rale sans laquelle non seulement les lois ne peuvent sâappliquer Ă tous, mais mĂȘme sans lesquelles elles ne peuvent ĂȘtre ce quâelles doivent Ă savoir lâexpression de la volontĂ© gĂ©nĂ©rale au nom de lâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral, comme le soulignera Du contrat social. Les inĂ©galitĂ©s socio-Ă©conomiques crĂ©ent des intĂ©rĂȘts divergents, contradictoire qui ne peuvent ĂȘtre concilier dans une volontĂ© commune, elles font que les hommes ne pensent quâĂ leur intĂ©rĂȘt privĂ© on peut ici au matĂ©rialisme mĂ©diocre des hommes dans les dĂ©mocraties modernes dĂ©noncĂ© par Tocqueville qui laisse au nom de lâĂ©galitĂ© et de la sĂ©curitĂ© des corps et des pieds sâinstaller une nouvelle forme de despotisme paternelet dĂ©daignent lâintĂ©rĂȘt commun, au nom duquel ils devraient ĂȘtre capables de sacrifier leur intĂ©rĂȘts personnels et elles font enfin que mĂȘme les gouvernants ne sont plus intĂšgres, eux-mĂȘmes corrompus ou expression de cette domination de lâargent et de la richesse , comme le dĂ©noncera Marx. Nous avons donc vu que Rousseau attendait de lâEtat une Ă©galitĂ© en droit mais aussi une rĂ©duction des inĂ©galitĂ©s de fait par une vĂ©ritable politique socio-Ă©conomico-politico-morale. On peut juger quâici lâĂtat outrepasse sa mission, et porte atteinte aux libertĂ©s individuelles, ou quâil se contente de rĂ©duire, ce qui devrait ĂȘtre Ă©liminĂ©; en tout cas, la position de Rousseau dessine une politique Ă la fois soucieuse dâune Ă©conomie florissante mais encadrĂ©e par lâĂtat et lâidĂ©e quâune dĂ©mocratie, câest dâabord une sociĂ©tĂ© quâil faut sâefforcer de dĂ©river vers le luxe, le superflu et le triomphe de lâargent est intĂ©ressante, mĂȘme si, lĂ encore, on peut juger que ce nâest pas Ă lâĂtat dâĂ©duquer les hommes, et que Rousseau confond 2 domaines Ă distinguer la politique et la morale, pour permettre au politique de ne pas ĂȘtre angĂ©lique et inefficace comme le soulignait Machiavel et aux hommes dâĂȘtre libre dans leur vie privĂ©e. BOUDON, BOURDIEU par seko-eco
Doit-on abolir LâEtat Lâhistoire a Ă©tĂ© marquĂ©e par des interrogations sur la place de lâEtat, sur son rĂŽle politique et social. LâEtat se dĂ©finit par un ensemble dâadministration, dâinstitutions censĂ©es rĂ©gler la vie en sociĂ©tĂ© par lâinstauration de lois pour Ă©viter que les hommes ne se nuisent entre eux. LâEtat est donc certes un bienfait pour lâhomme mais il constitue Ă©galement unecontraint. Est-ce Ă dire que lâEtat est un mal nĂ©cessaire ? Il sâagit donc ici dâarticuler les notions de moralitĂ©, que lâon peut dĂ©finir comme science du bien, et de la politique qui est lâart de gouverner la citĂ© antique ou lâEtat moderne aujourdâhui. LâEtat est-il nĂ©cessaire ? En quoi peut-il constituer un mal pour lâhomme ? De lĂ , peut-on en dĂ©duire que câest cette part » mauvaise » de lâEtat qui estnĂ©cessaire, ou nâest-ce pas plutĂŽt un autre de ses aspects qui lâest ? Nous sommes donc amenĂ©s Ă nous interroger sur la » lĂ©gitimitĂ© » de lâaccomplissement du mal par lâEtat. Ne peut-on pas concevoir un type dâEtat qui rĂ©pondrait Ă cette nĂ©cessitĂ© tout en Ă©vitant le mal ? Il faudra donc, dans un premier temps, sâinterroger sur ce qui peut rendre la mise en place dâun Etat nĂ©cessaire ; puis, dansun second temps, nous verrons dans quelle mesure lâEtat peut ĂȘtre jugĂ© bon ou mauvais et quelle est alors sa lĂ©gitimitĂ©. Enfin, nous nous pencherons sur les conditions de possibilitĂ© dâun Etat sans mal, ou du moins dâun Etat qui sâĂ©loignerait du mal. Lâanalyse de la nature humaine permet de justifier ou non la mise en place dâun Etat. Toutefois, les caractĂ©ristiques de lâhomme Ă lâĂ©tat denature diffĂšrent selon les philosophes qui les Ă©tudient. Cela aboutit-il pour autant Ă des conceptions diffĂ©rentes quant Ă la mise en place dâun Etat ou quant Ă la forme prise par celui-ci ? Pour Aristote, Lâhomme est un animal politique, autrement dit, lâhomme ne peut se concevoir que dans le cadre de la sociĂ©tĂ©. Pour les Anciens, le monde suit une hiĂ©rarchie, un ordre naturel. Lâessence prĂ©cĂšdelâexistence et chacun a une place dans le monde qui lui revient selon sa nature. Le mal, la violence procĂšde par consĂ©quent dâune atteinte Ă cet ordre. LâEtat apparaĂźt alors nĂ©cessaire pour faire respecter cet ordre naturel qui garantit la paix. Bossuet, un peu plus tard, propose une vision analogue de lâEtat Ă ceci prĂšs que cet ordre naturel est dâorigine divine. Dans les deux cas, lâEtat estlĂ©gitimĂ© par une transcendance la nature ou Dieu, ce qui sâoppose aux thĂ©oriciens du » contrat social » selon lesquels lâEtat tire sa lĂ©gitimitĂ© de la sociĂ©tĂ© elle-mĂȘme, de la nature de lâhomme. Il relĂšve donc dâune dĂ©cision des hommes, il est instituĂ©. En effet, Rousseau explique dans son Discours sur lâorigine et les fondements de lâinĂ©galitĂ© parmi les hommes 1755 que lâhomme est Ă lâĂ©tat de natureun ĂȘtre amoral qui vit seul. La non-satisfaction de ses besoins par la nature lâamĂšne alors Ă constituer une sociĂ©tĂ©. Ainsi, la sociĂ©tĂ© serait une provocation et non une vocation comme le sous-entend Aristote. Avec cette sociĂ©tĂ© apparaissent les passions, les rivalitĂ©s et les conflits entre les hommes. Lâinstauration dâun Etat lĂ©gislateur devient alors nĂ©cessaire. Pour Hobbes Le LĂ©viathan,lâhomme est un loup pour lâhomme. En effet, lâhomme a selon lui une propension naturelle Ă faire le mal et lâĂ©tat de nature est un Ă©tat de guerre permanente. LâEta apparaĂźt alors comme autoritĂ© pour rĂ©gler cette sociĂ©tĂ©, corriger lâhomme et lâempĂȘcher dâaccomplir la violence. Enfin, Locke, pour sa part, considĂšre la libertĂ© et lâĂ©galitĂ© comme des attributs, prĂ©-politiques de lâhomme. LâEtat est alorslĂ pour les prĂ©server. Lâinstauration dâun Etat semble donc ĂȘtre une Ă©tape indispensable Ă lâĂ©volution de toute sociĂ©tĂ©, ce qui est confirmĂ© par les utopies que constituent les sociĂ©tĂ©s sans Etat. En effet, les apologistes de lâanarchie que sont Proudhon et Bakounine considĂšrent lâEtat comme un mal en lui-mĂȘme qui nâest pas nĂ©cessaires. De mĂȘme la » dictature du prolĂ©tariat » prĂŽnĂ©e parâŠ
l etat est il un mal nécessaire