Alorsfaut­il en conclure que l'État est un mal en tant qu'il nous empĂȘche d'ĂȘtre libre, mais qu'il est un mal nĂ©cessaire, dont nous ne saurions nous dispenser si nous citation1 L' Etat, c' est le mal, mais un mal historiquement nĂ©cessaire, aussi nĂ©cessaire dans le passĂ© que le sera tĂŽt ou tard son extinction complĂšte. La LibertĂ© de MikhaĂŻl ProblĂ©matique6 L’État doit-il obĂ©ir Ă  la morale ? f soutenue encore par la majestĂ© du pouvoir souverain. L a Il n’est pas bien nĂ©cessaire qu’un prince les [bonnes qualitĂ©s] possĂšde toutes, mais il l’est nĂ©cessaire qu’il paraisse les avoir. J’ose mĂȘme dire que s’il les avait effectivement, et s’il les mon- letat est un mal necessaire citation Blog; About; Tours; Contact De facto, nous condamnons », a-t-il lancĂ©. Dans un second temps, l’AMIRE a saluĂ© la prise du pouvoir par le MPSR. « C’était un mal nĂ©cessaire, au vu de l’impopularitĂ© grandissante du rĂ©gime passĂ©, au vu de l’incapacitĂ© pratique du rĂ©gime Ă  faire face au terrorisme », a indiquĂ© le prĂ©sident de l’association. gBycw. Sur quels sujets traitant de l'Etat ĂȘtes-vous susceptibles de tomber lors de votre examen de philosophie ? Par Olivier RĂ©digĂ© le 12 juillet 2010 1 minute de lecture Chapitres Dissertation Autre La plateforme qui connecte profs particuliers et Ă©lĂšves Vous avez aimĂ© cet article ? Notez-le ! Olivier Professeur en lycĂ©e et classe prĂ©pa, je vous livre ici quelques conseils utiles Ă  travers mes cours ! 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À la Maison du Temps Libre, mercredi 18 janvier de 20 h Ă  21 h 30. Participation, autour d’une boisson chaude, 3 €. Renseignements au 06 08 84 16 99. La presse indĂ©pendante, un mal nĂ©cessaire !Ce mois de mars la nouvelle de la fermeture du quotidien Akhbar Al Youm est passĂ©e presque inaperçue. Pourtant, c’est un autre symbole de la libertĂ© d’expression qui s’est Ă©teint. Ce quotidien dont le fondateur est emprisonnĂ© depuis fĂ©vrier 2018 a rĂ©sistĂ© autant qu’il pouvait, basculant entre espoir et persĂ©vĂ©rance, et c’est la Covid qui a eu le dernier mot. Il faut dire que depuis 12 mois la presse professionnelle est sous perfusion. Avec le confinement, les kiosques sont pour la plupart fermĂ©s et pour aggraver les choses une baisse des recettes publicitaires de l’ordre de 60% a rendu l’équation Ă©conomique des media trĂšs peu viable. Fort heureusement, l’Etat est venu en sapeur-pompier. Il a accru son budget de subvention et a dĂ©cidĂ© de payer directement les salaires des journalistes, et ce depuis le mois de juillet 2020. Une situation confortable certes en ces temps de profonde crise, mais qui suscite bien des interrogations sur l’indĂ©pendance de la presse et son avenir au-delĂ  de cette subvention exceptionnelle 
 Dans ce contexte pandĂ©mique, plus de la moitiĂ© des Ă©diteurs de journaux ont mis fin Ă  l’impression de leurs titres se contentant de versions Ă©lectroniques qui se fondent dans le dĂ©bat des rĂ©seaux sociaux. Chemin faisant, ils ont compliquĂ© la situation des imprimeries et de la sociĂ©tĂ© de distribution. Cette descente aux enfers de la presse ne date pas de la Covid, elle a dĂ©butĂ© en 2011. Ses soubassements sont certes Ă©conomiques, mais ils sont aussi politiques. Dans le monde entier, la Covid a fortement impactĂ© la libertĂ© d’expression. Elle a rendu le quotidien des mĂ©tiers de la presse compliquĂ©, et les gouvernements en ont profitĂ© pour faire main basse sur l’information, notamment en diffusant de la propagande officielle et des infox. Contrairement Ă  bon nombre de pays comparables, le Maroc est engagĂ© dans un projet dĂ©mocratique qui fait la crĂ©dibilitĂ© de sa vision. Cette profonde crise de la presse remet sur la table le dĂ©bat sur le rĂŽle des media indĂ©pendants dans la construction d’un Etat de droit. AprĂšs avoir mis sous perfusion la presse indĂ©pendante pendant neuf mois, l’Etat compte stopper sa subvention ce mois d’avril 2021 avec toutes les consĂ©quences possibles. Il est alors opportun de se demander comment la presse fera pour survivre dans les mois et annĂ©es Ă  venir. Et surtout quel est le modĂšle Ă©conomique de ce quatriĂšme pouvoir. Qu’on l’aime ou pas, la presse indĂ©pendante reste un anticorps nĂ©cessaire Ă  la vie et Ă  l’avenir de notre pays. Cela, l’Etat et les grandes institutions soucieuses des Ă©quilibres du systĂšme doivent le comprendre. Il y a quelques annĂ©es, les cercles proches du pouvoir se sont fait l’écho d’un dĂ©bat passionnĂ© sur le rĂŽle de la presse indĂ©pendante dans la construction d’un Etat dĂ©mocratique. Ce dĂ©bat avait opposĂ© deux mouvances. Ceux qui dĂ©fendent mordicus une presse aux commandes» et l’importance de garder toutes les voix alignĂ©es sur le mĂȘme astre 
 Fort heureusement il y avait aussi ceux qui voyaient dans la presse indĂ©pendante un mal nĂ©cessaire, un quatriĂšme pouvoir essentiel malgrĂ© les multiples dĂ©rapages qui font partie de la pratique dĂ©mocratique 
 Au-delĂ  du geste bienveillant de payer les salaires des professionnels de la presse, les mois Ă  venir nous diront quelles sont les vraies intentions du pouvoir Ă  l’égard de cette profession. A l’Etat donc de clarifier sa position une bonne fois pour toutes. Il n’est pas question de subventionner Ă©ternellement les salaires de la profession, car cela risquerait de crĂ©er une situation Ă  l’opposĂ© de l’objectif recherchĂ©. Il est question de lui donner les moyens de son dĂ©veloppement en toute indĂ©pendance. Si l’Etat tient Ă  ce pouvoir comme le prĂ©voit d’ailleurs la Constitution de 2011, il faut mettre en place le cadre juridique et fiscal adĂ©quat Ă  mĂȘme d’assurer sa durabilitĂ©. Texte de Rousseau Ce qu’il y a de plus nĂ©cessaire, et peut-ĂȘtre de plus difficile dans le gouvernement, c’est une intĂ©gritĂ© sĂ©vĂšre Ă  rendre justice Ă  tous, et surtout Ă  protĂ©ger le pauvre contre la tyrannie du riche. Le plus grand mal est dĂ©jĂ  fait, quand on a des pauvres Ă  dĂ©fendre et des riches Ă  contenir. C’est sur la mĂ©diocritĂ© seule que s’exerce toute la force des lois ; elles sont Ă©galement impuissantes contre les trĂ©sors du riche et contre la misĂšre du pauvre ; le premier les Ă©lude, le second leur Ă©chappe ; l’un brise la toile, et l’autre passe au travers. C’est donc une des plus importantes affaires du gouvernement, de prĂ©venir l’extrĂȘme inĂ©galitĂ© des fortunes, non en enlevant les trĂ©sors Ă  leurs possesseurs, mais en ĂŽtant Ă  tous les moyens d’en accumuler, ni en bĂątissant des hĂŽpitaux pour les pauvres, mais en garantissant les citoyens de le devenir. Les hommes inĂ©galement distribuĂ©s sur le territoire, et entassĂ©s dans un lieu tandis que les autres se dĂ©peuplent ; les arts d’agrĂ©ment et de pure industrie favorisĂ©s aux dĂ©pens des mĂ©tiers utiles et pĂ©nibles ; l’agriculture sacrifiĂ©e au commerce ; le publicain rendu nĂ©cessaire par la mauvaise administration des deniers de l’État ; enfin la vĂ©nalitĂ© poussĂ©e Ă  tel excĂšs, que la considĂ©ration se compte avec les pistoles, et que les vertus mĂȘmes se vendent Ă  prix d’argent ; telles sont les causes les plus sensibles de l’opulence et de la misĂšre, de l’intĂ©rĂȘt particulier substituĂ© Ă  l’intĂ©rĂȘt public, de la haine mutuelle des citoyens, de leur indiffĂ©rence pour la cause commune, de la corruption du peuple, et de l’affaiblissement de tous les ressorts du gouvernement » Rousseau, Discours sur l’Économie politique, 1755 Analyse du texte avec en italique les Ă©lĂ©ments critiques avec en surlignĂ© bleu les 4 Ă©lĂ©ments d’une introduction d’explication de texte ; ces parenthĂšses ne doivent bien sĂ»r ne pas apparaĂźtre dans une introduction Si les hommes ont acceptĂ© de se soumettre Ă  l’État, c’est parce qu’il y avait avantage soit la protection, soit la libertĂ©. Le rĂŽle de l’État est de faire en sorte que les libertĂ©s puissent coexister et que l’inĂ©galitĂ© naturelle des hommes sont compensĂ©e par une Ă©galitĂ© en droits et devant la loi. Pour certains penseurs libĂ©raux, l’État doit s’arrĂȘter lĂ , n’assurer que l’ordre et la justice, mais pour d’autres penseurs politiques, comme Marx , une Ă©galitĂ© formelle, en droits, n’est qu’une façade s’il n’y a pas Ă©galitĂ© matĂ©rielle, d’oĂč sa politique Ă©conomique d’abolition de la propriĂ©tĂ© privĂ©e. Aussi on peut se demander quelles doivent ĂȘtre les fonctions de l’État et jusqu’oĂč il se doit de corriger les inĂ©galitĂ©s? C’est le problĂšme dont traite ce texte Rousseau, dans cet extrait du Discours de l’économie politique de 1755, objet de notre explication, soutient que l’État ne doit pas se contenter de veiller Ă  l’égalitĂ© des droits et devant la loi, il doit aussi se prĂ©occuper des inĂ©galitĂ©s socio-Ă©conomiques. C’est la rĂ©ponse de l’auteur sur cette question C’est sur cette thĂšse que s’ouvre aux lignes 1 et 2 sa rĂ©flexion, thĂšse justifiĂ©e par le lien Ă©troit entre Ă©galitĂ© en droits et Ă©galitĂ© de fait, soulignĂ© aux lignes 2 Ă  4. Excluant un certain type de politique aux lignes 4 Ă  7, il va proposer des mesures Ă  la fois Ă©conomiques, politiques et morales pour prĂ©venir ses inĂ©galitĂ©s menaçant les droits et devoirs de chacun. C’est le plan du texte qui sera le plan de l’explication du texte Tout en explicitant sa position, nous pourrons nous demander si elle est justifiĂ©e et suffisante. ce sera l’axe critique de l’explication – L’extrait s’ouvre donc aux lignes 1 et 2 sur une dĂ©finition des missions de l’État. Elles ont prĂ©sentĂ© comme difficiles Ă  remplir et comme ce qu’il y a de plus nĂ©cessaire ». Le nĂ©cessaire, c’est ce qui ne peut pas ne pas ĂȘtre , ce qui s’oppose au contingent. On peut donc penser que pour Rousseau qu’elles dĂ©coulent de la nature mĂȘme de l’État. C’est ce qu’on comprend bien pour la premiĂšre des missions. Si les hommes ont acceptĂ© de se soumettre Ă  l’autoritĂ© de l’État , c’est parce qu’il le jugeait nĂ©cessaire, pour mettre un terme aux rapports de force fondĂ©s sur l’inĂ©galitĂ© c’était l’hypothĂšse de Hobbes ou pour que chacun soit protĂ©gĂ© par la force commune ce sera l’hypothĂšse de Rousseau en 1762 dans son Contrat. Dans les deux cas, il faut qu’il y ait Ă©galitĂ© devant la loi, pour que personne ne soit lĂ©sĂ© et chacun Ă©galement protĂ©gĂ©. Par contre concernant la seconde mission, protĂ©ger le pauvre contre la tyrannie du riche », on peut penser que cette mission n’est pas directement Ă  la charge de l’État. Si le riche est Ă©gal devant la loi et en droits avec le pauvre, alors la l’égalitĂ© et par lĂ  la justice associĂ©e naturellement au droit et Ă  l’égalitĂ© rĂšgne. L’égalitĂ© devant la loi prĂ©vient, justement de cette tyrannie » du riche. Un tyran est celui qui exerce de maniĂšre abusive son pouvoir et qui surtout est au dessus des lois qu’il impose aux autres. Sous un État juste, il n’y a pas de tyran, tout le monde obĂ©it Ă  la loi et personne n’est au-dessus des lois. Donc corriger l’inĂ©galitĂ© Ă©conomique ne semble pas nĂ©cessaire, l’égalitĂ© devant la loi annule en quelque sorte le jeu des forces entre le fort et le faible. On peut cependant noter que sur ce point Marx sera au XIXĂšme siĂšcle moins affirmatif, les dominants Ă©conomiquement Ă©tant aussi ceux qui dĂ©tiennent le pouvoir et la justice n’est alors que la dĂ©fense de leur intĂ©rĂȘt Ă©rigĂ© en intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral. Mais mĂȘme si Rousseau ne va pas jusqu’à cette analyse marxiste, il souligne que la seconde mission est tout aussi nĂ©cessaire que la premiĂšre et mĂȘme que la premiĂšre ne peut ĂȘtre remplie sans la seconde. – En effet, aux lignes 2 Ă  4, il explicite cette tyrannie. Quand il y a inĂ©galitĂ©, c’est seulement sur la mĂ©diocritĂ© » que les lois ont force de lois. La mĂ©diocritĂ©, c’est ici l’état de ce qui se situe dans la moyenne, c’est l’état de fortune moyen. Cette classe moyenne, dirait-on aujourd’hui, n’échappe pas aux lois, par contre les classes riches et pauvres y Ă©chappent. Les riches avec leur trĂ©sor » ,ils sont capables de passer au travers des filets de la loi brise la toile » soit parce qu’ils peuvent s’autoriser Ă  la transgresser en payant les amendes si nĂ©cessaires ou Ă  les Ă©viter en achetant des passe-droits, en trouvant bien conseillĂ©s des vides juridiques ou des moyens de la contourner ou d’attĂ©nuer son effet. Les pauvres eux, vivants en marge de la sociĂ©tĂ© , sans logis, sans biens, sont difficiles Ă  contrĂŽler, arrĂȘter ou il est difficile de leur donner ce que la loi leur octroie. Donc les uns et les autres Ă©chappent aux lois, ce qui crĂ©e une inĂ©galitĂ© devant la loi vis-Ă -vis des autres citoyens et entre eux. Donc s’il y a inĂ©galitĂ©s socio-Ă©conomiques; l’État ne peut rendre justice Ă  tous et il revient donc Ă  l’État de prendre en main ses inĂ©galitĂ©s et d’élaborer une politique en ce sens. Mais laquelle? – Rousseau exclut aux lignes 4 Ă  7 , 2 types de mesures qui se recoupent et qui pourraient se rĂ©sumer ainsi prendre aux riches pour donner aux pauvres, ce que soutiennent certaines politiques modernes d’inspiration communiste ou anti-capitaliste. Pour Rousseau, c’est exclu. En ce qui concerne les pauvres, c’est parce qu’il rejette l’idĂ©e d’un simple assistanat pansant les plaies Ă  l’hĂŽpital ou Ă  l’hospice qui accueillait malades et pauvres de la misĂšre, sans la corriger pour autant. Il semble plutĂŽt en appeler Ă  une politique prĂ©ventive qui empĂȘchent les inĂ©galitĂ©s de naĂźtre ou de se creuser, d’oĂč le refus de l’accumulation de richesse, si s’enrichir n’est pas empĂȘchĂ©. En ce qui concerne les riches, on peut imaginer diffĂ©rentes raisons Ă  son refus de les dĂ©possĂ©der respect de la libertĂ© d’entreprendre et de s’enrichir, principe d’égalitĂ© on ne peut dĂ©savantager les uns au dĂ©triment des autres, influence de la thĂ©orie de la main invisible d’Adam Smith selon laquelle l’enrichissement des riches bien qu’égoĂŻste travaille malgrĂ© eux Ă  hausser le niveau, l’idĂ©e que la richesse peut ĂȘtre le fruit lĂ©gitime du travail, etc
En tout cas, l’État ne se doit pas pour autant de se retirer de l’économie et de laisser ses lois rĂ©tablir l’équilibre, il doit intervenir mais pas Ă  la maniĂšre d’un État providence, comme il est apparu dans la pĂ©riode moderne. – Aux lignes 7 Ă  12 en exposant les causes de ces inĂ©galitĂ©s, Rousseau indique implicitement la politique qui lui semblerait adĂ©quate. Il s’agit d’une vĂ©ritable politique gĂ©nĂ©rale, touchant aussi bien au plan de l’organisation du territoire pour Ă©viter la surpopulation et l’exode et donc la raretĂ© du travail ou la non-exploitation de certaines richesse, qu’au plan politique avec une meilleure gestion de l’argent publique et Ă©viter les prĂ©lĂšvements le publicain Ă©tant celui qui relĂšve l’impĂŽt, qu’au plan de la politique Ă©conomique en veillant Ă  l’équilibre entre les diffĂ©rents secteurs primaire agriculture et artisanat et secondaire industrie et en contrĂŽlant le commerce et mĂȘme au plan des mƓurs, que l’argent et les arts d’agrĂ©ment pervertissent en dĂ©tournant de la vertu. On retrouve ici une idĂ©e dĂ©jĂ  prĂ©sente chez Aristote du danger de la volontĂ© d’accumuler l’argent pour l’argent, qui d’un moyen de l’échange, en devient le but; ou chez Saint-Thomas d’Aquin qui voit dans l’épargne un mauvais mĂ©susage de l’argent. Quant Ă  la dissolution des mƓurs par les arts, Rousseau y a consacrĂ© un discours en 1750 pour dĂ©noncer leur effets amollissants et pervers. L’état se doit donc de faire en sorte que les inĂ©galitĂ©s n’apparaissent pas ou sont rĂ©duites et que le profit ne soit pas le seul moteur de la sociĂ©tĂ© qu’il administre. Les derniĂšres lignes du texte souligne Ă  quel point il est nĂ©cessaire aussi bien qu’en un sens un devoir de l’État que d’avoir cette politique gĂ©nĂ©rale sans laquelle non seulement les lois ne peuvent s’appliquer Ă  tous, mais mĂȘme sans lesquelles elles ne peuvent ĂȘtre ce qu’elles doivent Ă  savoir l’expression de la volontĂ© gĂ©nĂ©rale au nom de l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral, comme le soulignera Du contrat social. Les inĂ©galitĂ©s socio-Ă©conomiques crĂ©ent des intĂ©rĂȘts divergents, contradictoire qui ne peuvent ĂȘtre concilier dans une volontĂ© commune, elles font que les hommes ne pensent qu’à leur intĂ©rĂȘt privĂ© on peut ici au matĂ©rialisme mĂ©diocre des hommes dans les dĂ©mocraties modernes dĂ©noncĂ© par Tocqueville qui laisse au nom de l’égalitĂ© et de la sĂ©curitĂ© des corps et des pieds s’installer une nouvelle forme de despotisme paternelet dĂ©daignent l’intĂ©rĂȘt commun, au nom duquel ils devraient ĂȘtre capables de sacrifier leur intĂ©rĂȘts personnels et elles font enfin que mĂȘme les gouvernants ne sont plus intĂšgres, eux-mĂȘmes corrompus ou expression de cette domination de l’argent et de la richesse , comme le dĂ©noncera Marx. Nous avons donc vu que Rousseau attendait de l’Etat une Ă©galitĂ© en droit mais aussi une rĂ©duction des inĂ©galitĂ©s de fait par une vĂ©ritable politique socio-Ă©conomico-politico-morale. On peut juger qu’ici l’État outrepasse sa mission, et porte atteinte aux libertĂ©s individuelles, ou qu’il se contente de rĂ©duire, ce qui devrait ĂȘtre Ă©liminĂ©; en tout cas, la position de Rousseau dessine une politique Ă  la fois soucieuse d’une Ă©conomie florissante mais encadrĂ©e par l’État et l’idĂ©e qu’une dĂ©mocratie, c’est d’abord une sociĂ©tĂ© qu’il faut s’efforcer de dĂ©river vers le luxe, le superflu et le triomphe de l’argent est intĂ©ressante, mĂȘme si, lĂ  encore, on peut juger que ce n’est pas Ă  l’État d’éduquer les hommes, et que Rousseau confond 2 domaines Ă  distinguer la politique et la morale, pour permettre au politique de ne pas ĂȘtre angĂ©lique et inefficace comme le soulignait Machiavel et aux hommes d’ĂȘtre libre dans leur vie privĂ©e. BOUDON, BOURDIEU par seko-eco Doit-on abolir L’Etat L’histoire a Ă©tĂ© marquĂ©e par des interrogations sur la place de l’Etat, sur son rĂŽle politique et social. L’Etat se dĂ©finit par un ensemble d’administration, d’institutions censĂ©es rĂ©gler la vie en sociĂ©tĂ© par l’instauration de lois pour Ă©viter que les hommes ne se nuisent entre eux. L’Etat est donc certes un bienfait pour l’homme mais il constitue Ă©galement unecontraint. Est-ce Ă  dire que l’Etat est un mal nĂ©cessaire ? Il s’agit donc ici d’articuler les notions de moralitĂ©, que l’on peut dĂ©finir comme science du bien, et de la politique qui est l’art de gouverner la citĂ© antique ou l’Etat moderne aujourd’hui. L’Etat est-il nĂ©cessaire ? En quoi peut-il constituer un mal pour l’homme ? De lĂ , peut-on en dĂ©duire que c’est cette part » mauvaise » de l’Etat qui estnĂ©cessaire, ou n’est-ce pas plutĂŽt un autre de ses aspects qui l’est ? Nous sommes donc amenĂ©s Ă  nous interroger sur la » lĂ©gitimitĂ© » de l’accomplissement du mal par l’Etat. Ne peut-on pas concevoir un type d’Etat qui rĂ©pondrait Ă  cette nĂ©cessitĂ© tout en Ă©vitant le mal ? Il faudra donc, dans un premier temps, s’interroger sur ce qui peut rendre la mise en place d’un Etat nĂ©cessaire ; puis, dansun second temps, nous verrons dans quelle mesure l’Etat peut ĂȘtre jugĂ© bon ou mauvais et quelle est alors sa lĂ©gitimitĂ©. Enfin, nous nous pencherons sur les conditions de possibilitĂ© d’un Etat sans mal, ou du moins d’un Etat qui s’éloignerait du mal. L’analyse de la nature humaine permet de justifier ou non la mise en place d’un Etat. Toutefois, les caractĂ©ristiques de l’homme Ă  l’état denature diffĂšrent selon les philosophes qui les Ă©tudient. Cela aboutit-il pour autant Ă  des conceptions diffĂ©rentes quant Ă  la mise en place d’un Etat ou quant Ă  la forme prise par celui-ci ? Pour Aristote, L’homme est un animal politique, autrement dit, l’homme ne peut se concevoir que dans le cadre de la sociĂ©tĂ©. Pour les Anciens, le monde suit une hiĂ©rarchie, un ordre naturel. L’essence prĂ©cĂšdel’existence et chacun a une place dans le monde qui lui revient selon sa nature. Le mal, la violence procĂšde par consĂ©quent d’une atteinte Ă  cet ordre. L’Etat apparaĂźt alors nĂ©cessaire pour faire respecter cet ordre naturel qui garantit la paix. Bossuet, un peu plus tard, propose une vision analogue de l’Etat Ă  ceci prĂšs que cet ordre naturel est d’origine divine. Dans les deux cas, l’Etat estlĂ©gitimĂ© par une transcendance la nature ou Dieu, ce qui s’oppose aux thĂ©oriciens du » contrat social » selon lesquels l’Etat tire sa lĂ©gitimitĂ© de la sociĂ©tĂ© elle-mĂȘme, de la nature de l’homme. Il relĂšve donc d’une dĂ©cision des hommes, il est instituĂ©. En effet, Rousseau explique dans son Discours sur l’origine et les fondements de l’inĂ©galitĂ© parmi les hommes 1755 que l’homme est Ă  l’état de natureun ĂȘtre amoral qui vit seul. La non-satisfaction de ses besoins par la nature l’amĂšne alors Ă  constituer une sociĂ©tĂ©. Ainsi, la sociĂ©tĂ© serait une provocation et non une vocation comme le sous-entend Aristote. Avec cette sociĂ©tĂ© apparaissent les passions, les rivalitĂ©s et les conflits entre les hommes. L’instauration d’un Etat lĂ©gislateur devient alors nĂ©cessaire. Pour Hobbes Le LĂ©viathan,l’homme est un loup pour l’homme. En effet, l’homme a selon lui une propension naturelle Ă  faire le mal et l’état de nature est un Ă©tat de guerre permanente. L’Eta apparaĂźt alors comme autoritĂ© pour rĂ©gler cette sociĂ©tĂ©, corriger l’homme et l’empĂȘcher d’accomplir la violence. Enfin, Locke, pour sa part, considĂšre la libertĂ© et l’égalitĂ© comme des attributs, prĂ©-politiques de l’homme. L’Etat est alorslĂ  pour les prĂ©server. L’instauration d’un Etat semble donc ĂȘtre une Ă©tape indispensable Ă  l’évolution de toute sociĂ©tĂ©, ce qui est confirmĂ© par les utopies que constituent les sociĂ©tĂ©s sans Etat. En effet, les apologistes de l’anarchie que sont Proudhon et Bakounine considĂšrent l’Etat comme un mal en lui-mĂȘme qui n’est pas nĂ©cessaires. De mĂȘme la » dictature du prolĂ©tariat » prĂŽnĂ©e par


l etat est il un mal nécessaire